3 d¨¦cembre 2015 ¨C Ils ont entre 14 et 26 ans, viennent de 11 pays de tous les continents, vivent des r¨¦alit¨¦s diverses, parlent des langues diff¨¦rentes mais ils ont tous le m¨ºme objectif : participer ¨¤ la lutte contre le changement climatique.
R¨¦unis par l¡¯±¬ÁÏÍøICEF dans le projet?, (Agir maintenant pour l¡¯avenir), ils sont les t¨¦moins de l¡¯impact des d¨¦r¨¨glements climatiques dans leur pays et ils rapportent ce qu¡¯ils voient sur une carte interactive. Un ? mapping ? mondial de ce que subissent les peuples et la plan¨¨te. En photo, en vid¨¦o, avec des t¨¦moignages, ils racontent les s¨¦cheresses, les inondations, les eaux pollu¨¦es, la d¨¦forestation et l¡¯impact sur les communaut¨¦s.
En tout, ils sont 150 ¨¤ participer ¨¤ ce projet et une dizaine d¡¯entre eux a eu l¡¯opportunit¨¦ de se rencontrer, de parler de leurs exp¨¦riences respectives et de leur projet commun pendant la conf¨¦rence des jeunes, la COY11, qui s¡¯est tenue ¨¤ Paris du 26 au 28 novembre et depuis lundi ¨¤ la COP21, au Bourget.
Parmi eux, Islamane Abdou du Niger. En master II de communication, il documente depuis plusieurs mois la d¨¦gradation de l¡¯environnement dans le Sahel, les eaux pollu¨¦es du fleuve Niger mais aussi les cons¨¦quences dramatiques de la s¨¦cheresse sur son pays.
? Il y a de moins en moins de terres cultivables et la pression d¨¦mographique est tr¨¨s forte. Les populations qui vivent essentiellement de l¡¯agriculture ont de plus en plus de mal ¨¤ se nourrir ?, explique-t-il. ? Beaucoup de jeunes, faute de pouvoir trouver du travail se d¨¦placent, ils partent vers les pays voisins ou plus loin, vers l¡¯Europe. Certains sont attir¨¦s par les groupes arm¨¦s ?, ajoute-t-il.
Zandy, 19 ans, Guat¨¦malt¨¨que, ¨¦tudie la nutrition. Elle est tr¨¨s inqui¨¨te de l¡¯impact des changements climatiques sur la sant¨¦ et notamment sur la malnutrition des enfants, ¨¤ cause notamment des s¨¦cheresses et de l¡¯acc¨¨s difficile ¨¤ une nourriture saine, vari¨¦e et en quantit¨¦ suffisante. Elle a ¨¦t¨¦ aussi tr¨¨s choqu¨¦e de voir l¡¯impact sur les populations, la faune et la flore de la pollution des rivi¨¨res par des industries locales.
? Il est tr¨¨s important que les gouvernements consid¨¨rent la jeunesse comme partie prenante, acteur du changement. Nous sommes ici ¨¤ la COP21 parce que nous voulons que nos voix soient entendues, que l¡¯on en tienne compte dans l¡¯¨¦laboration des politiques publique. ?
Venue de l¡¯?le de Born¨¦o, en Malaisie, Bellinda, 22 ans, partage le m¨ºme engagement et enthousiasme ¨¤ partager son exp¨¦rience sur une plateforme digitale mondiale.
? Le probl¨¨me principal chez nous est la d¨¦forestation massive, qui affecte les populations et la biodiversit¨¦ ?. ? En tant que peuple indig¨¨ne nous voulons faire valoir nos droits et faire comprendre que nous faisons partie de la solution pour att¨¦nuer l¡¯impact des changements climatiques ?, ajoute cette jeune ing¨¦nieure en conservation de la nature.
Ces jeunes ne contribuent pas seulement ¨¤ cartographier les d¨¦g?ts. Sur leur plateforme ils partagent aussi des solutions. Ils sont positifs et motiv¨¦s et s¡¯enrichissent mutuellement de leurs exp¨¦riences.