En pleine pandémie mondiale, à l’heure de la montée des inégalités et de la dévastation économique, les voix des victimes et des personnes rescapées de la traite d’êtres humains risquent d’être noyées. Or, il importe plus que jamais d’écouter leurs récits, tandis que la crise de la COVID-19 accentue les fragilités et accroît le désespoir. Notre action doit être guidée par les personnes rescapées. Leur concours est essentiel pour éliminer les facteurs de risque, répertorier et protéger les victimes et garantir leur accès à la justice et à la réadaptation, tout en demandant des comptes à ceux qui les ont exploitées. À l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, l’ONU s’attache à écouter les victimes et les personnes rescapées de la traite d’êtres humains et à réagir, à garantir leurs droits et leur dignité, à relayer leurs récits et à en tirer des enseignements, dans le combat mené pour prévenir et faire cesser ce crime inqualifiable.
Esclavage et traite des personnes
Le trafic d'êtres humains continue
Le crime organisé prospère en temps de crise. C’est pourquoi il faut redoubler d’efforts pour lutter contre le trafic d’êtres humains au cours de l’actuelle pandémie de COVID-19.
Nadia Murad est lauréate du prix Nobel et ambassadrice de bonne volonté pour la dignité des victimes de la traite des êtres humains à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Dans cet article, elle souhaite attirer l’attention sur les violences sexuelles, une question importante à laquelle elle sensibilise l’opinion publique depuis plusieurs années. La violence fondée sur le genre a des effets non seulement sur les victimes, mais aussi sur leurs proches. Ses auteurs utilisent la violence sexuelle pour essayer d’affirmer leur domination et leur pouvoir sur des communautés entières. Les conséquences à long terme sont considérables.
La Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage commémore l'adoption par l'Assemblée générale de l’ONU de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, à la date du 2 décembre 1949. L'objectif de cette journée est d'éradiquer les formes contemporaines d'esclavages, telles que la traite d'êtres humains, l'exploitation sexuelle, le travail des enfants, les mariages forcés et le recrutement forcé d'enfants dans les conflits armés. Selon l'Organisation internationale du Travail (OIT), il y a actuellement plus de 40 millions de victimes du travail forcé dans le monde.


